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La nutrition
Corriger le tissu et enclencher le processus de cicatrisation psychique doivent s’accompagner d’un renforcement du terrain pour optimiser les systèmes de défense et par là même la santé. La cellule ne pouvant synthétiser un certain nombre de nutriments dont elle a besoin, il convient de les lui apporter par des apports nutritionnels adaptés.
La nutrition est un des leviers majeurs dans la prévention des pathologies infectieuses, allergiques, cardio-vasculaires et cancéreuses. Elle renforce les systèmes internes de défense (anti-infectieux, anti-toxiques, systèmes d’adaptation aux divers stress, systèmes de transports et de communication, système de maintenance et de réparation) en employant des molécules amicales qui évitent les effets secondaires et toxiques. L’optimisation du fonctionnement de l’ensemble des systèmes nécessite des doses et une durée de prise qui soient suffisantes pour re-nourrir 60.000 milliards de cellules qui composent un corps humain.
La cellule doit faire face aux attaques des radicaux libres, des composants réactifs produits par le métabolisme normal de l’organisme utilisant l’oxygène. Une augmentation de leur concentration dans les tissus - ils se multiplient par une série de réactions en chaîne - peut être nocive et les impliquer dans le développement d’un grand nombre de maladies:
- attaque des acides gras polyinsaturés
- dommage de la structure et des fonctions des membranes cellulaires
- lésion de l’ADN et des protéines.
Les effets des radicaux libres sont compensés par la présence d’antioxydants en l’absence desquels l’ADN des gènes serait percuté dix mille fois par jour ! La plupart des lésions ainsi engendrées sont réparées. Mais cette réparation s’avère moins performante avec l’âge et l’accumulation des lésions explique les phénomènes de sénescence ainsi que l’apparition de pathologies dégénératives. Les antioxydants constituent une force d’intervention rapide dans laquelle nous retrouvons des enzymes, des hormones, des antioxydants hydro ou liposolubles.
Roger Williams a mis en avant en 1968 le principe de l’orchestre qui explique que le déséquilibre d’un nutriment peut avoir une répercussion sur les autres (synergie négative) tout comme plusieurs de ces nutriments peuvent agir ensemble (synergie positive). Pour lutter contre ces agents toxiques et les radicaux libres, il faut « jouer la musique du corps » qui nécessite de faire appel à des instruments nutritionnels variés, les aliments - glucides, lipides, protides - auxquels il faut rajouter les vitamines et les minéraux qui ne sont, pour la plupart, pas produits par l’organisme. Il faut donc les puiser dans le milieu extérieur.
Les protides : construction de la matière vivante
Les protides sont les constituants les plus importants qualitativement et quantitativement (jusqu’à 80 % du poids sec) des organismes. Ces composés renferment du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène, de l’azote, avec souvent du soufre et du phosphore. Ces molécules ont une action sur la nutrition, la croissance et la reproduction. Elles correspondent au groupe des acides aminés qui se lient entre eux et donnent naissance, par élimination d’une molécule d’eau, à une autre substance.
Les protéines sont des macromolécules formées par l’enchaînement d’un grand nombre d’acides aminés (de cinquante à plusieurs centaines). Elles correspondent aux matériaux de construction de la matière vivante et sont à la base de l’élaboration des tissus musculaires, nerveux, osseux et cartilagineux. Elles participent :
- aux structures (collagène…),
- au stockage alimentaire,
- aux mouvements cellulaires (actine, myosine),
- aux transports de gaz ou d’hormones dans le sang,
- à la défense de l’organisme (immunoglobuline, interféron…),
- au maintien de la pression osmotique,
- aux réactions biochimiques (enzymes).
On les retrouve dans les viandes, les volailles, les charcuteries, les poissons, le lait, les fromages, les œufs.
Les protéines animales sont plus riches en acides aminés que les végétales mais nécessitent plus d’énergie pour leur digestion entraînant la formation de déchets azotés. Les protéines végétales se trouvent dansle soja, les amandes, les noisettes, les graines germées comme le millet, l’épeautre, le sésame ou le maïs, les légumes secs comme les lentilles, les haricots…
Les glucides sont des stimulants énergétiques : les sucres
Ils désignent les hydrates de carbone, molécules composées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Très solubles, ils constituent une source d’énergie facilement disponible, transportable par le sang et prélevée par toutes les cellules de l’organisme.
Le glucose est le principal carburant de l’organisme stocké sous forme de glycogène dans le foie (100 gr) et dans les muscles (300 gr). Son taux dans le sang, à jeun, - c’est la glycémie - est d’un gramme par litre de sang. Il s’avère en fait que la classification sucre rapide – sucre lent est dépassée. En effet, la complexité de la molécule d’hydrate de carbone ne conditionne pas la rapidité avec laquelle le glucose est libéré et assimilé par l’organisme. On constate que le pic glycémique de tous les glucides survient environ une demi-heure après leur ingestion. Il convient de les étudier en fonction de l’augmentation de la glycémie qu’ils induisent : l’index glycémique. Le glucose possède arbitrairement un indice 100. Celui des autres glucides est calculé par rapport à celui du glucose.
Un index glycémique élevé provoque une forte augmentation de glucose dans le sang. C’est le cas du sucre de table, des glucides raffinés industriellement, de l’alcool… Maltose (110), pain blanc (95), miel, confiture (90), corn flakes, carotte (85), sucre blanc (saccharose 75), pain blanc, riz blanc, pomme de terre, maïs, betterave, biscuits (70), farine blanche (65), banane et raisins secs (60).
Un index glycémique bas signe une augmentation réduite du glucose dans le sang. C’est le cas des céréales brutes, de la plupart des fruits et des légumes à fibres (poireaux, navets, salades, haricots verts…)… Flocons d’avoine, céréales au son, riz complet, pain au blé complet (50), pâtes complètes (45), pain au seigle complet, petits pois frais, haricots blancs (40), pain intégral, laitages, fruits frais (30), lentilles, pois chiches (30), haricots secs (25), chocolat noir (22), fructose (20),légumes verts (-15)…
Les lipides : les corps gras constituants des membranes
Ils servent de carburant énergétique dans le cas d’un effort physique de moyenne intensité et d’une durée prolongée. Ceux qui sont stockés dans le tissu adipeux (adipocytes) interviennent comme molécules énergétiques de réserve dans le cas de déficit calorique. Ils constituent également certaines de nos structures, les membranes des cellules, 50 % de la substance grise et 75 % de la substance blanche des cellules du cerveau. Ils transportent également la vitamine E dans les tissus et sont précurseurs d’hormones…
 Les lipides sont riches en liaison carbone – hydrogène et ne sont jamais solubles dans l’eau car leur densité est inférieure. L’acide gras est l’élément principal des matières grasses. Il se présente sous la forme d’une chaîne d’atomes de carbones (de quatre à vingt deux) qui comporte un groupement méthyle d’un côté (CH3) et d’un groupement carboxyle (COOH) de l’autre. Lorsque chaque carbone est lié au nombre maximal d’atomes d’hydrogène qu’il peut accepter, il est dit saturé. Les acides gras saturés (acide palmitique stéarique)se trouvent dans les fromages, le beurre, les produits laitiers non écrémés, dans certaines viandes (côtes, entrecôtes), charcuteries et dans l’huile d’arachide. Ilssont utiles mais ont le pouvoir d’augmenter le taux de cholestérol sanguin, surtout le mauvais, le LDL. Généralement consommés en trop grande quantité, ils favorisent ainsi le surpoids, les pathologies cardio-vasculaires, certains cancers et les phénomènes inflammatoires.
 Quand deux atomes de carbone sont joints par une double liaison et peuvent de ce fait accepter d’autres atomes, l’acide est mono-insaturéet, s’il existe plusieurs doubles liaisons, il est dit poly-insaturé. Les acides gras mono-insaturés (acide oléique) se trouvent dans l’huile d’olive, de colza, le foie gras, les confits d’oie et de canard, l’avocat. Ils sont protecteurs contre les pathologies cardio-vasculaires en diminuant le cholestérol total et les LDL (mauvais) et en augmentant le HDL, le bon. Ils contribuent à prévenir l’oxydation des acides gras poly-insaturés.
Les acides gras sont synthétisés par la cellule ce qui n’est pas le cas des acides gras essentiels qui présentent plusieurs doubles liaisons, donc des places libres, et sont dits poly-insaturés. Les acides gras poly-insaturéscomprennent deux séries :
L’oméga 6, avec l’acide linoléique, se trouve dans les huiles de tournesol, de maïs, de pépins de raisin, mais aussi dans les œufs, les laitages et le foie. Sensibles à l’oxydation et à la chaleur, les huiles ne doivent pas être cuites car elles deviennent toxiques. La consommation d’oméga 6 est excessive par rapport aux besoins ce qui favorise l’épuisement de la vitamine E, les attaques des radicaux libres et pourrait augmenter les risques d’athérome et de certains cancers (sein).
Ses métabolites : - le GLA ou acide gamma-linolénique a des propriétés pro-immunitaires, anti-inflammatoires, vasodilatatrices et antiagrégantes, et se trouve dans l’huile d’onagre ou de bourrache. - l’acide arachidonique (œufs, beurre, fromage, viande) présente les propriétés inverses et contribue en sus à la prolifération et à la dissémination des cellules tumorales… Une alimentation riche en graisses animales apporte principalement de l’acide arachidonique. De leur équilibre dépend la fluidité du sang et le risque de caillot dans les artères.
L’oméga 3, avec l’acide alpha-linolénique, se trouve dans les noix, huile de noix, colza et soja mais en quantité très insuffisante. Il en est de même pour ses métabolites, le DHA (acide docosahexaénoïque) et l’EPA (acide eicosapentaénoïque) que l’on trouve principalement dans les poissons gras : saumon, flétan, maquereau... Une consommation plus importante d’acides oméga 3 contribue à une meilleure protection contre les pathologies cardio-vasculaires, certains cancers (sein), les pathologies inflammatoires, allergiques et auto-immunes (psoriasis, diabète, sclérose en plaque…).
Les acides gras peuvent être détruits au sein des membranes cellulaires ou à l’intérieur des artères par les radicaux libres. Cette destruction est l’un des composants du vieillissement, des pathologies dégénératives, inflammatoires, allergiques et dermato-logiques (psoriasis). Le soleil ou le tabac, le stress et l’âge sont à l’origine de l’émission des radicaux libres qui détruisent les acides gras poly-insaturés des membranes des cellules de la peau.
Une étude de prévention cardio-vasculaire conduite entre 1988 et 1993 par le docteur Serge Renaud (CHU Bordeaux) a permis de faire la lumière sur les huiles alimentaires. Celles-ci contiennent des acides gras, l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide alpha-linolénique (oméga 3) qui sont essentiels parce que l’organisme ne sait pas les fabriquer. L’huile de colza servait de base à la margarine fabriquée pour les besoins de cette étude. Cette huile apporte ces deux acides dans des proportions idéales pour la santé contrairement à l’huile de tournesol qui contient trop d’acide linoléique et pratiquement pas d’acide alpha-linéolénique. Les bénéfices apportés par l’huile de colza sont rapides et les résultats de cette étude sont stupéfiants puisqu’ils montrèrent en 1993 une diminution de la mortalité du groupe traité de l’ordre de 70 % par rapport à un groupe classique.
Les graisses qui augmentent le cholestérol sont les saturées : viande, charcuterie, beurre, fromage, laitages. Les crustacés, les œufs et les volailles sans peau n’ont que peu d’action. Ce sont les huiles végétales (olive, colza, tournesol, maïs…) qui le font baisser. Les graisses des poissons (saumon, thon, maquereau, hareng, sardine…) constituent une prévention des maladies cardio-vasculaires en faisant baisser les triglycérides et en évitant les thromboses.
Elles tiennent un rôle important dans la digestion du fait de la cellulose, de la lignine, de la pectine et des gommes qu’elles contiennent. Elles permettent d’assurer un bon transit intestinal. Leur absence est à l’origine de la plupart des constipations. Riches en vitamines, en oligo-éléments et en sels minéraux, il est aisé de comprendre que leur insuffisance peut entraîner des carences. Entravant l’absorption digestive des lipides, elles diminuent le risque d’athérosclérose. Certaine protègeraient le colon contre de nombreux risques, les cancers digestifs notamment. Leur apport journalier souhaitable est de 40 grammes mais la consommation est moindre, aux alentours de 20 grammes seulement.
Les sources des fibres : les légumes verts (salades, endives, poireaux, épinards, haricots verts…), certains légumes secs (haricots secs, pois cassés, petits pois et lentilles…), les fruits (noix de coco, figues, amandes…) et les céréales à l’état brut (son).
Les vitamines
Ces molécules sont nécessaires en infime quantité au fonctionnement normal de l’organisme et ont l’avantage de n’apporter aucune calorie. Ces substances organiques s’avèrent indispensables pour leur capacité à utiliser d’autres nutriments. Incapable de les produire lui-même, elles doivent donc être apportées par l’alimentation. Au nombre de treize, elles jouent souvent les rôles de :
- coenzymes permettant ainsi à l’organisme de fonctionner
- antioxydant assurant la protection des cellules et des molécules.
Elles se classent en deux catégories :
1- Celles qui sont stockées dans l’organisme – liposolubles–
ce qui implique de ne pas dépasser une certaine dose : certaines sont d’excellents antioxydants : vitamines A et E; d’autres sont indispensables à la croissance osseuse : D et K.
Antioxydants :
Le bêta-carotène dans les légumes et fruits verts et orangés (carottes, persils, courges, fenouil, cresson, bettes, abricots)…
La vitamine A (rétinol) favorise la croissance des organes, garantit l’équilibre visuel et combat les affections cutanées. Elle est présente dans le foie d’agneau, le fois gras, les jaunes d’œufs, le beurre,
La vitamine E (tocophérol) joue un rôle de protecteur des graisses circulantes, des lipides des membranes cellulaires. Son insuffisance peut déclencher une hyperactivité plaquettaire, de l’inflammation, des réactions allergiques, endommager des gènes et contribuer aux processus de vieillissement et ou à l’initiation de cancers. La vitamine E est celle de la gestation et disponible dans le germe de blé, les huiles d’olive, de colza, de soja, de tournesol, de noix, dans les amandes et les noisettes, mais aussi dans le fenouil et le chou vert.
Croissance osseuse :
La vitamine D (calciférol) permet la fixation du calcium et du phosphore dans les os et les dents ; est nécessaire aux nerfs et joue un rôle dans l’absorption intestinale du calcium. C’est la vitamine anti rachitisme. Elle participe à la lutte contre les infections. Le soleil qui chauffe la peau, le beurre cru, le foie, les fromages et les poissons gras en sont les fournisseurs privilégiés.
La vitamine K (phylloquinone), synthétisée par l’organisme, est nécessaire dans la coagulation du sang et la fixation du calcium sur la trame osseuse, et disponible dans les épinards, le chou, le lait, le soja, le foie, les oeufs ou les fruits...
2 - Celles qui sont détruites et éliminées chaque jour – hydrosolubles–
qu’il faut apporter quotidiennement : ce sont les vitamines B et C.
Les vitamines B sont essentielles pour l’équilibre général, le cerveau et les nerfs (équilibre nerveux), le cœur, les artères et la peau. Elles participent à :
- la bonne assimilation des nutriments (protéines, glucides, lipides),
- la production d’énergie
- l’immunité
- la synthèse des neurotransmetteurs dont dépendent nos capacités de concentration, de mémorisation, de décision, l’adaptation au stress…
Elles se trouvent principalement dans les viandes, les poissons, les coquillages, le beurre, les œufs, le lait, le fromage, la levure de bière et les céréales complètes.
Kilmer Mac Cully, un médecin américain, est un visionnaire. Il y a trente ans, il émit l’hypothèse qu’une part significative de la mortalité cardio-vasculaire s’expliquait par l’accumulation dans les artères d’une substance toxique appelée homocystéine. Aujourd’hui, il se confirme que 20 à 30 % des maladies cardio-vasculaires s’expliqueraient par un taux de cette substance trop élevé. Or, une simple vitamine B9 empêche l’homocystéine de s’accumuler. Alors vive le foie gras et le pâté de foie, les fruits et les légumes qui sont riches en vitamine B9 !
La vitamine C(acide ascorbique) joue un rôle essentiel :
- dans l’énergie physique (stimulant nerveux et musculaire permettant de lutter contre le froid, la fatigue) comme dans l’énergie psychique (intellect et stress),
- dans les défenses immunitaires (bactéries ou virus),
- la protection contre les radicaux libres et les toxiques,
- la maintenance de la fonction respiratoire,
- la solidité de la trame osseuse,
- la santé des gencives
- les pathologies associées au vieillissement quelles soient cardio-vasculaires, les cancers et la cataracte. Elle active la mobilité des phagocytes et des lymphocytes, et la synthèse d’anticorps et d’interféron.
Elle se trouve dans les oranges, pamplemousses, citrons, kiwis, goyaves, papaye, fraises, oseille, groseilles, cassis mais aussi dans les poivrons, choux-fleurs, brocolis, cresson, concombre, carotte crue, persil, et le foie et la chair de certains poissons comme le saumon, le thon ou l’anguille.
L’organisme a besoin d’un apport minéral et d’oligo-éléments, métaux ou métalloïdes, dont la présence en dose infinitésimale est indispensable dans la ration alimentaire. Ils sont importants et impliqués dans :
- la structure de certains tissus comme le calcium (Ca) et le phosphore (P) pour l’os et la formation des cellules nerveuses ou le silicium (Si) pour le tissu conjonctif ;
- celle de certaines molécules comme le fer (Fe) pour l’hémoglobine, le zinc (Zn) pour l’insuline, le cobalt (Co) pour la vitamine B12.
- l’équilibre ionique des cellule, la circulation des impulsions électriques le long des nerfs, la sécrétion des neurotransmetteurs et des hormones, la sensibilité des récepteurs, la neutralisation de certains toxiques, l’expression des gènes et l’activation co enzymatique d’un grand nombre de réactions.
Il convient de faire attention au fer (Fe), au cuivre (Cu) et au manganèse (Mn) qui sont des minéraux pro-oxydants et qui peuvent augmenter les risques de pathologies aiguës (infectieuses et inflammatoires) et dégénératives (cancers et cardio-vasculaires). Le phosphore qui précipite les sels calciques dans l’intestin et inhibe leur absorption se trouve en quantité excessive dans les boissons industrielles et les produits laitiers.
Les minéraux sont importants et l’organisme ne peut les synthétiser. Il faut donc les apporter par l’alimentation. Quatre d’entre eux doivent être supplémentés : le zinc, le magnésium, le calcium et le silicium.
Le zinc est indispensable à la réplication et à la traduction du programme des cellules contenu dans les gènes. Son déficit perturbe les opérations de multiplication des cellules : la cicatrisation, la maintenance de la trame osseuse, l’immunité, la fertilité… Il est également nécessaire à l’expression des gènes et à la synthèse des protéines et au métabolisme de certains acides aminés. Dans les fruits de mer, huîtres, foie de veau, porc et bœuf maigres, pintade, cèpes.
Le magnésium est important pour la formation des os et à la bonne répartition du calcium dans les tissus et les cellules, à la production d’énergie, à l’activation des vitamines B, à l’adaptation au stress de l’ensemble de l’organisme, à la prévention des excès de graisses circulantes, à la limitation des radicaux libres et à la stabilité de la structure des gènes. Il est apporté par le pain, le chocolat, les céréales complètes, les eaux minérales, les fruits de mer, poissons gras, crucifères, soja, légumineuses, amandes, noix, bananes, riz complet…
Le calcium est nécessaire à la maintenance de l’os et des dents, à la contraction musculaire, la coagulation sanguine et de nombreuses opérations cellulaires. Des apports importants diminuent les risques d’ostéoporose, d’hypertension et de cancers du côlon. Le calcium est surtout présent dans les légumes verts,les lentilles, le lait et le gruyère, les eaux minéralisées, amandes, crucifères, poissons gras, yaourts, lait de soja
Le siliciumest indispensable à la formation d’un tissu conjonctif solide et apparaît comme un protecteur du cerveau contre l’aluminium. Enveloppes de fruits et des céréales complètes, pain complet, ail, échalote, ciboule, chou-fleur, fraise, haricot en grains frais, pois frais, pomme, oignons, prêle, os de seiche, eau minérale…
Quelques principes de base
Il est bon de rappeler certaines recommandations qui vont nous guider dans cette démarche d’apports alimentaires:
- Prendre le temps de manger et de bien mastiquer.
- Compenser les repas sans en sauter
- Boire de préférence en dehors des repas et peu pendant les repas, plutôt dans la deuxième partie, pour ne pas noyer les sucs gastriques; ne pas boire d’eau si on boit du vin à table.
- Déguster les fromages mais ne pas en faire un aliment de base.
- Consommer les légumes al dente
- Concernant les fruits, il est préférable de les consommer
* crus ou très peu cuits : les fruits cuits fermentent moins que les crus et occasionnent une moindre perturbation gastrique mais les fibres des fruits cuits perdent l’essentiel de leurs propriétés. Les fruits secs possèdent de bonnes fibres : figue sèche le meilleur, banane le plus mauvais
* seuls car ils perturbent la digestion des autres aliments absorbés et perdent la plupart de leurs propriétés. De préférence avant les repas ou en dehors : à jeun, le matin, dans l’après-midi, tard le soir sauf en cas d’insomnie.
Leur combinaison avec d’autres aliments n’est pas conseillée que ce soit avec les féculents ou encore les protéines.
> fruits - féculents : l’acidité du fruit va détruire la ptyaline (l’enzyme de la salive) qui ne pourra jouer le rôle de catalyseur pour l’amidon. Le fruit va séjourner avec l’amidon dans l’estomac et se mettre à fermenter et entraîner la fermentation de l’amidon à son tour dans l’intestin > ballonnement, production de gaz, irritation intestinale, détérioration des vitamines du fruit, risque de constipation
> fruits - protéines : l’acidité inhérente au fruit se développe dans la bouche et perturbe l’élaboration de la pepsine (enzyme de digestion des protéines qui se développe dans le milieu acide crée par les sucs gastriques) dont la sécrétion est stoppée > putréfaction anormale
- Ne pas mélanger les glucides à indice glycémique élevé (pain, farines, féculents…) avec les lipides (viande, graisse, huile…)
Les modes de cuisson : éviter les cuissons supérieures à 100° car elles sont source de production de dérivés cancérigènes, de transformation des graisses insaturées en produits toxiques, de destruction de la plupart des vitamines. Couper le carbonisé, le noirci, le roussi, le doré : réaction de Maillard.
Préférer : marinade, bain-marie, poché à feu éteint, vapeur, four à vapeur, micro-ondes avec temps de cuisson minimisé.
L’alimentation actuelle et ses toxicités ne contribue pas suffisamment à renforcer le terrain et prévenir l’installation de pathologies. Voyons les grandes lignes de ce qu’il y a lieu de proposer.
Il convient tout d’abord de réduire :
- Les graisses saturées : charcuterie, viandes entrecôtes et côtes, mayonnaise, crème fraîche, fritures, huile d’arachide, crèmes glacées, pâtisserie au beurre et à la crème, croissants, viennoiseries, excès de fromage, beurre et margarine.
- Les graisses polyinsaturées dites oméga 6 : acide arachidonique : beurre, œuf, fromage, viande.
- Les sucres à indice glycémique élevé : sucre blanc, miel, confiture, confiseries et sodas, les féculents comme la pomme de terre (riche en vitamines et minéraux mais perd la plupart de ses propriétés à la cuisson), la bière qui possède un index glycémique à 110 ! L’organisme est capable de fabriquer lui-même le sucre sous forme de glucose à partir des réserves de graisse.
- Le pain blanc, le riz blanc ou les pâtes qui, faits à partir de farines raffinées, sont dépourvus des nutriments nécessaires au métabolisme.
- Les toxiques, surtout ceux dus aux mode de cuisson (réaction de Maillard)
- L’alcool en tant qu’apéritif, digestif… et préférer du vin ou du champagne.
- Le café à remplacer par le décaféiné ou le thé léger
- des glucides à indice glycémique bas commelescéréales et les farines brutes, pain et riz et pâtes complètes, germe de blé, lentilles, haricots secs… Le pain complet au petit déjeuner, mais éviter d’en prendre au cours des autres repas.
- des protéines végétales à base de soja, de graines germées comme le millet, l’épeautre, le sésame, de légumes secs comme les lentilles, les haricots…
- des acides gras polyinsaturés de la série oméga 3 et des acides mono-insaturés : poissons gras, huiles d’olive, de colza, de noix
- des minéraux : céréales, poissons et fruits de mer, légumes, crucifères, eaux minérales…
- des vitamines : levure de bière, jaune d’œuf, laitages, beurre, poissons et fruits de mer, foie, céréales complètes, noix et noisettes, fruits et légumes…
- des fibres : absorption de l’eau pour éviter la constipation : - légumes verts : asperges, salades, épinards, poireaux, céleri, endives, haricots verts - légumes secs : haricots, pois cassés, petits pois, lentilles… - fruits : ananas, abricot, banane, noix de coco, figues, amandes- céréales complètes, pain complet, flocons d’avoine, de sarrasin
- des crucifères : brocolis, choux, cresson, épinards, chou-fleur, radis, colza, moutarde, navet…
-des polyphénols et desflavonoïdes : fruits : pommes, raisins, kaki – les pigments des fruits rouges myrtille, cassis, les vins et tanins des raisins, les flavonones dans les pamplemousse, les oignons…
- de l’eau
- Privilégier le lait écrémé
A chaque repas
- des protéines pauvres en graisse saturée (bœuf maigre, porc, cheval, volailles, poissons gras, jaune d’œuf, foie, protéines végétales…)
- des légumes, légumineuses ou des céréales à index glycémique bas, crucifères, caroténoïdes
Chaque jour :
- des crudités et une salade verte
- trois fruits frais
- deux ou trois laitages
- des amandes, noix, noisettes…
- 1 à 1,5 l d’eau minérale
Chaque semaine
- deux à trois fois du poisson gras
- deux à trois fois un crucifère
- du foie
Et de supplémenter car la vie moderne (stress) et l’importance de l’industrie agro-alimentaire (emballage, stockage, transports) fait perdre une grande partie des apports vitaminiques et minéraux aux produits consommés. Il existe dans le commerce des suppléments nutritionnels efficaces comme les gammes proposées par les laboratoires Boiron, Synergia ou encore PiLèJe. Il ne s’agit en aucune façon de leur faire de la publicité mais de mieux cerner les moyens de supplémenter. |