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Lecture en trois dimensions
 
 
Le modèle holographique
 
            Denis Gabor, un chercheur hongrois, imagina le principe holographique dès 1948. Ce n’est qu’en 1960, lorsque le laser fut mis au point, qu’il inventa l’holographie. L’hologramme s’obtient en divisant un rayon lumière pure (laser) en deux faisceaux distincts. Le premier rebondit sur l’objet à reproduire. Le second, acheminé par un jeu de miroir, entre en collision avec les ondes lumineuses diffractées du premier. Il en résulte un système de franges d’interférences qui va s’enregistrer sur une émulsion photosensible. Mais à la différence de ce qui se produit en photographie, l’ensemble des informations est enregistré sur chaque fragment du support.
 
            C’est cet aspect qui fascina Carl Pribam, un neurochirurgien américain d’origine tchèque. Ses travaux tendent à prouver que le cerveau est un hologramme capable d’emmagasiner d’énormes quantités d’informations dans un très petit espace. Les souvenirs sont répartis dans chacune des parties du cerveau qui dispose de quoi les reconstruire dans leur intégralité.
 
            Cette découverte allait s’avérer vraie à l’échelle du cosmos sous l’impulsion d’un scientifique et penseur iconoclaste David Bohm. Il constata que le système de franges d’interférences enregistré sur la plaque photosensible de l’hologramme donnait une impression de désordre à l’œil nu. Il acquit alors la conviction que les choses étaient plus ordonnées qu’on ne le pensait et en déduisit que l’univers n’était qu’un immense hologramme en perpétuel échange, hiérarchisé à l’infini à tel point que le désordre lui-même n’était peut-être qu’une illusion. Il avança que les particules infra-atomiques n’étaient pas des éléments à comprendre séparément car elles sont indivisibles comme un hologramme. Le modèle holographique est vertigineux. Il donne un sens à un vaste éventail de phénomènes difficiles à cerner : télépathie, psychokinésie (faculté de déplacer les objets sans les toucher), phénomènes paranormaux…
 
            En 1987, l’américain Stanislav Grof déclara que le modèle holographique était le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales, à savoir les rencontres avec l’inconscient collectif et les états modifiés de conscience. La même année, le physicien canadien David Peat soutint que la synchronicité (des coïncidences qui ne peuvent relever que du seul hasard) trouve son explication dans le modèle holographique. L’hologramme permet d’envisager par ses ouvertures une possible réconciliation des mondes jusqu’à présent opposé de la science et de la magie.
 
La lecture en 3 dimensions
 
Le cortex cérébral est considéré par bien des chercheurs comme un hologramme capable d’emmagasiner d’énormes quantités d’informations réparties dans chacune de ses parties, et dispose de quoi les reconstruire dans leur intégralité. Il est admis que le modèle holographique est le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales et la synchronicité.  C’est ainsi que notre corps nous parle, qu’il nous envoie des signes, des messages. Les décoder nous aide à pénétrer cet inconscient qui recèle des milliards d’informations. Mais nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui de pouvoir décrypter toutes les informations imprimées sur un fragment.
 
C’est pourquoi la RSP propose une lecture en 3 dimensions. L’exploration de différentes techniques, qui ont fait leur preuve, a permis de trouver des passerelles pour les rendre complémentaires et les enrichir mutuellement. Elle s’appuie sur trois dimensions : transversale avec la Microkinésithérapie, verticale avec la projection des Chakras et horizontale avec les Cinq Eléments énergétiques.
 
La grille de lecture de la Microkinésithérapique permet la relation corps physique-organe en proposant un découpage du corps physique sous forme de voies musculaires composées des tissus embryologiques :
 
- Le tissu extra-embryonnaire est à l’origine de la formation du sang et des vaisseaux.
- Le tissu endoblaste fournit l’épithélium de revêtement des organes.  
- Le tissu ectoblaste donne l’épiderme, les épithéliums ORL, le névraxe et les fibres motrices. Il est à la base du tissu conjonctif à l’origine des méninges, du squelette céphalique et des cartilages branchiaux.
- Le tissu mésoblaste est à l’origine des os, des muscles du tronc et des membres, des appareils rénal et génital, et du feuillet viscéral des séreuses de la plupart des organes.        
 
La RSP emprunte à la Microkinésithérapie ses supports anatomiques, les voies musculaires, qui dessinent un maillage sur le corps physique pour mieux le décoder. Elle va plus loin dans leur utilisation en mettant en avant l’organe qui offre des informations plus riches que la simple voie musculaire. C’est pourquoi, elle les a dénommé Chaînes Organo Musculaires ou COM.
 
            La grille de lecture des Cinq Eléments de la médecine chinoise permet d’établir une relation avec la réalité matérielle, celle du rapport entre le psy et l’organe. La médecine chinoise est en effet dotée d’un système de relations psychosomatiques qui permet d’éclairer le dysfonctionnement de la pensée consciente et l’origine des troubles du comportement qui sont contenus dans les shens :

 

Le bois foie colère
Le Feu coeur joie
La Terre rate réflexion
Le métal poumon tristesse
L'eau rein peur

 

La RSP a pu établir une passerelle entre les trente COM et les Cinq éléments. C’est ainsi que chaque élément va compter six COM, deux en son cœur – l’organe et l’atelier de la Médecine chinoise – et quatre ambassadeurs ou relais faisant que chacun des éléments se trouve présent dans les quatre autres. Il y a ainsi respect des cycles de construction et de domination de la médecine énergétique. Le tout est dans le tout. On entrevoit mieux ici la possibilité de comprendre ce à quoi correspondent certains signaux du corps.
 
L’association avec les Chakras permet d’établir une relation directe entre la conscience, l’esprit, l’émotion et le corps physique de l’homme. L’énergie, représentée par la force primaire (Kundalini), qui s’unit à la vitalité (Prana), circule librement et se répartit régulièrement dans tout l’être humain. Toute perturbation physique ou psychique entravant sa libre circulation, brise l’harmonie originelle. Il est donc nécessaire que l’énergie vitale puisse circuler sans rencontrer d’obstacle.
 
            Elle chemine verticalement dans des canaux énergétiques : l’un descend du sommet du crâne, le long de la colonne vertébrale et arrive au pubis ; l’autre remonte en longeant la colonne vertébrale de chaque côté. Ces canaux se croisent selon le schéma bien connu du caducée. A chaque croisement, se forme un centre d’énergie, le Chakra, sorte de dépression en forme de tourbillon. Ils sont sept à s’échelonner de bas en haut le long de l’axe vertébral et se subdivisent en deux faisceaux d’énergie : le constructeur à l’avant (énergie dont nous avons besoin pour nous construire) et le gouverneur à l’arrière (énergie dont nous avons besoin pour nous guider et nous défendre).
 
            Les trois premiers concernent les désirs matériels et sensuels de l’homme : basal, sacré et ombilical. L’éveil « de l’âme » commence quand la force primaire parvient au niveau de cœur dans le quatrième (cardiaque) et se poursuit dans les cinquième (laryngé) et sixième (frontal). L’arrivée principale de l’énergie se fait dans le septième : le coronal. La dissolution de la force primaire est réalisée lorsqu’elle rejoint et se fond dans l’énergie universelle.  
           
L’énergie se répartit et circule aussi horizontalement à travers quatre corps. L’être humain est un tout indissociable : énergie physique (corps minéral et éthérique) et énergie psychique (corps astral et mental). Les trois premiers corps sont liés à notre enveloppe physique et sont placés sous notre propre contrôle.
 
- Le corps minéral est notre corps tissulaire associé au chakra basal.
- Le corps éthérique est une enveloppe d’énergie identique au corps minéral en relation avec le deuxième chakra, le sacré, centre du corps émotionnel et de la créativité.
- Le troisième corps, l’astral, est notre corps émotionnel, celui de notre sensibilité. Son chakra est l’ombilical, siège de la personnalité, de l’identité et répond à la confiance en soi et à la connaissance de ses capacités.
 
Le dernier corps, le mental, est notre âme, notre conscience et notre personnalité. Il analyse les expériences à travers le système nerveux central, cherche à comprendre le pourquoi des choses, à faire la différence entre soi et les autres, à trouver en soi son guide qui va le sécuriser.
 
- Le quatrième chakra, le cardiaque, est celui de l’affect, de son ressenti et de son expression. Il est celui qui permet d’éprouver des sentiments à l’égard des autres.
- Le cinquième, le laryngé, est celui de la communication, celui qui sait écouter et répondre.
- Le sixième, le frontal, est celui des perceptions extra-sensorielles, siège de la conscience spirituelle et individualisée. Il nous permet d’être à notre écoute.
- Le septième, le coronal, assure la jonction entre les énergies terrestres et célestes, et permet ce sentiment de plénitude, d’harmonie, d’accord avec le ciel et la terre.
 
Ces différents corps forment autour de l’être vivant un champ d’énergie colorée qui vibre en permanence. Cet ensemble énergétique est appelé « aura » et se traduit par un rayonnement lumineux qui peut s’étendre jusqu’à plusieurs mètres autour du corps physique.
 
La force primaire et la vitalité pénètrent au centre du Chakra, rayonnent ensuite perpendiculairement à l’axe d’arrivée, induisent des forces de vitalité secondaire qui tournent en sens inverse mais imbriqués l’une dans l’autre, et ondulent en passant au dessus et au dessous des rayons.
 
La RSP a pu créer une lecture de la grille des COM, teintée des Cinq Eléments, dans le Chakra.
 
 
La Restauration Somato-psychique utilise ainsi la complémentarité de ces trois supports pour en faire un outil efficace et très performant. C’est par l’écoute palpatoire qu’elle propose de décoder les souffrances du patient.
 
L’écoute de l’onde vibratoire 
 
Une étude, réalisée sous la direction d’Yvonne Duplessis (CNRS), a mis en avant la perception dermo-optique, cette possibilité qu’a la peau de visualiser un rayonnement invisible grâce à ses propriétés de corps noir. La surface cutanée est un lieu perpétuel d'échanges vibratoires avec le milieu environnant. Les phénomènes d'aura qui reflètent l’état énergétique du sujet sont purement vibratoires. Ils traduisent des phénomènes physiques - électriques, électromagnétiques ou autres - qui restituent une image dynamique de l'état corporel, émotionnel et psychologique du sujet. Leur excitation engendre des réactions vibratoires, véritables outils d’information. La peau est capable de les capter et de les transférer au cerveau qui réagit sur le champ en enclenchant un mécanisme d'adaptation qui intéresse le corps physique et le corps mental. Cette réaction d’adaptation est perceptible et vérifiable par le pouls, par exemple, comme le font les acupuncteurs.
 
Plutôt que le micromouvement, la RSP cherche à écouter l’onde vibratoire qui, comme tous ces types d’ondes, se caractérise par trois composantes :
 
            - la longitudinale signe la bonne santé du tissu ;
            - la transversale correspond à l’éloignement de la vibration de sa bande d’équilibre, signe d’une perturbation ;
            - la rotation sert à réimprimer le message initial en cassant le message perturbateur.

 

 

 

Cette écoute se fait avec les mains, l’une étant fixe, émettrice, l’autre se promenant sur un trajet pré-défini et dite réceptrice, enregistrant la libre circulation entre les deux points ou au contraire la composante transversale de l’onde vibratoire qui signe une perturbation. Si les tissus sont libres de perturbations, les vibrations sont proches de la ligne d’équilibre. Du fait de cette uniformité, il est difficile de retrouver leurs manifestations. Mais si l’un d’eux subit une déformation locale, la vibration va s’amplifier et être repérable à la palpation.
 
La lésion primaire est produite par le choc initial. Elle se situe à n’importe quel endroit du corps et se propage et se répand fort loin de son lieu d’origine. Nous recherchons les diverses étiologies responsables des pathologies. Il est indispensable de rappeler que la physique sub-quantique traduit la particule et l’onde en monde entropique (schéma de destruction) et les champs morphogénétiques en monde négentropique (schéma d’évolution). Nous sommes en présence de plusieurs éléments, indissociables les uns des autres qui sont le corpuscule (intoxications, traumatismes et déséquilibres homéostasiques), le vibratoire (tellurique, électromagnétique, cosmique), ou les émotions.
 
Lectures verticale, horizontale, longitudinale, « transversale », nous obtenons ainsi une lecture en trois dimensions. Cette complémentarité permet une vision énergétique et embryologique de l’homme et relie intelligemment les polarités spirituelles et physiques. 
 
            La qualité de l’écoute peut être grandement améliorée par la mise en état de veille subliminal du patient. La sophrologie peut faciliter la visite des dites dimensions en étant un véhicule de déplacement dans les divers états de conscience qui animent l’être humain. Certains d’entre eux peuvent favoriser l’émanation de certaines mémoires et contribuer à une meilleure lecture du praticien, certaines résistances se trouvant atténuées. Le patient peut alors laisser passer ses messages avec plus de clarté. Cette science peut être un outil cohérent avec la pratique de la RSP qui nous permet d’accéder au monde des mémoires tissulaires et donc d’entrer dans une des dimensions « invisibles » de l’être humain.
 
La correction
 
La thérapie, de type homéopathique, consiste non seulement à reproduire la même vibration que celle qui a commis l’agression pour réimprimer la bonne information, mais également à faire verbaliser le choc émotif. Ces deux facteurs sont indispensables pour que la lésion disparaisse définitivement.
 
La première réponse est la restauration de la fonction énergético cellulaire.
Prenons l’exemple de l’entorse de la cheville. Deux jeunes filles, élèves à l’école de professorat de sports, sont venues consulter simultanément pour une entorse de cheville. La première avait été empêchée de prendre son élan alors qu’elle jouait au basket par une collègue qui avait malencontreusement posé son pied sur le sien. L’interrogatoire et la recherche de la lésion montrèrent une perturbation de type traumatique. Dès la correction apportée aux tissus, l’amélioration fut rapide.
 
La seconde présentait les mêmes dégâts structurelles. Pourtant les raisons de sa faiblesse articulaire et ligamentaire étaient tout autres. Une dizaine de jours auparavant, elle avait vécu une rupture sentimentale occasionnant beaucoup de souffrances. Son environnement l’invitait à ne pas se blesser et à faire attention car elle avait des examens (épreuves physiques) à présenter. Il arriva ce qui devait arriver et deux jours avant cette date, elle se blessa. Je n’ai pas retrouvé de lésion traumatique, mais des lésions émotionnelles à la pelle qu’il a pu verbaliser. Bien sûr, des soins antalgiques, des mobilisations et un strapping lui furent prodigués. La aussi, la récupération fut rapide… et lui permirent de se présenter une semaine plus tard à ses épreuves.
 

La seconde réponse est proposée par la Restauration Somato-Psychique : la relance du processus de cicatrisation psychique.