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Unicité et globalité

 

Le corps et l’esprit ne font qu’un et sont indissociables. La conscience de soi est propre à l’homme et lui fait entrevoir et ressentir la souffrance qui peut être la sienne lorsque son harmonie est altérée.


Il y a bien longtemps, près de cinq mille ans, l’empereur de Chine Houng Ti demanda à ce que l’on mette par écrit un traité de médecine chinoise. Ce fut le Nei King So Ouen. Quotidiennement, ses thérapeutes mettaient en exergue la relation qui existe entre le physique et le psychique, le corporel, l’organique et l’émotionnel, l’homme et son environnement. Plus de trois cents ans avant Jésus-Christ, Platon (428-348) écrivait qu’il serait « folie que de vouloir guérir le corps sans vouloir guérir l’esprit ». C’est dire si cette vision de l’homme est ancienne. Elle a traversé les siècles jusqu’à il y a une cinquantaine d’années où la médecine scientifique prit le dessus et laissé pour compte les rapports entre le corps et l’esprit.


Qu’en est-il aujourd’hui ? La médecine a fait une avancée extraordinaire au cours des deux derniers siècles que ce soit du point de vue diagnostic que du point de vue thérapeutique. La diminution de la mortalité en est la grande conséquence. L’espérance de vie s’est allongée de trente années en un siècle. La plupart des fonctions biologiques et physiologiques de l’organisme sont connues et expliquées. Grâce aux nouvelles technologies qui ont bénéficié des apports de l’électronique et de l’informatique, en particulier, les moyens de diagnostic, qu’ils soient biochimiques ou radiologiques, permettent une exploration du corps humain dans ses moindres détails. Rien ne nous échappe. Il en va de même dans le domaine thérapeutique et la chirurgie en est le meilleur exemple : l’évolution des techniques d’anesthésie et  thérapeutiques permet aux chirurgiens de réaliser tous les jours des prouesses. On peut toutefois regretter, qu’au début du troisième millénaire, à force de découper et de saucissonner l’être humain millimètre par millimètre, on ait tendance à s’en éloigner. C’est le revers de la médaille.


Les termes qui reviennent le plus souvent en médecine actuellement sont ceux  d’antibiotiques, d’antalgiques, d’anti-inflammatoires, d’anxiolytiques, d’anti-coagulants… tous des « anti », véritable arsenal thérapeutique fait de biochimie, de biologie moléculaire et de pharmacie clinique, qui ne visent qu’à combattre, à faire la guerre. Et pourtant, à la base de toute perturbation, il y a toujours l’homme. On s’attache plus à découper l’organe en souffrance qu’à écouter les souffrances de son propriétaire. Car enfin que sont ses maux sinon des situations non satisfaisantes qui peuvent prendre la forme de malaise (passager), de mal être (chronique), de maladie (pathologie) et s’exprimer par la douleur, la souffrance, le dysfonctionnement organique ou autre. Ne pourrait-on pas envisager de l’accompagner, lui, de l’aider à résister par ses propres moyens pour les rendre plus performants au lieu de le fragiliser un peu plus chaque jour.


Les rapports entre l’esprit et le corps ont été oubliés par la médecine scientifique. Mais après avoir développé ses propres investigations, cette dernière tend à rendre à la « médecine des émotions » un grand nombre d’informations. Des recherches réalisées principalement aux Etats-Unis s’inscrivent dans une nouvelle science interdisciplinaire :

 

la Psycho-Neuro-Immunologie.


Sa notion fondamentale est que l’être humain est « un » (unicité) « tout » (globalité). Elle associe le système nerveux et sa capacité à intégrer des informations et à apporter une réponse adaptée ; le système endocrinien qui maintient le milieu intérieur en équilibre ; et le système immunitaire qui protège et défend l’organisme. Elle découle de la découverte de nouveaux  neuro-récepteurs, sur les globules blancs en particulier. Elle se fonde sur le fait qu’un choc psychologique est à même d’effondrer nos défenses naturelles et de déclencher une affection en influençant le nombre et l’action des cellules T dans le système immunitaire. 

 

La Restauration Somato-Psychique

 

fait de cette notion d’unicité et de globalité son fondement en s’appuyant sur  l’embryologie (cellule), la circulation énergétique, les émotions et le mental pour identifier les origines de nos maux. Elle ne va pas chercher à isoler le segment lésé ou perturbé, mais le laisser dans son environnement pour mieux le cerner. La correction va stimuler les trois systèmes de la P.N.I. à savoir le système nerveux, l’endocrinien et l’immunitaire en un seul geste : unicité et globalité.

 

Prenons l’exemple d’une entorse de la cheville :

Si sa cause est émotionnelle, la RSP ne va pas l’isoler mais au contraire s’intéresser au propriétaire de la cheville, aux émotions qui ont fragilisé son organisme et l’ont prédisposé à ce traumatisme. Toute son action va tendre à aider le patient à se restaurer et elle n’oubliera pas, lorsque ce sera nécessaire, d’associer des techniques appropriées à la restauration tissulaire comme l’ostéopathie, le massage, la physiothérapie, la rééducation proprioceptive…